Carmen ou les aventures extraordinaires d’une hôtesse de téléphone rose – Chapitre 2 (2e partie)
- Bonjour, je m’appelle Katia, si vous trouvez que j’ai un petit accent de l’est, c’est parce que je viens d’Ukraine, mais je suis installée en France depuis quelques années où j’ai fait toutes mes études. Vous pouvez m’appeler par mon prénom, je sais que mon nom est très difficile à prononcer pour les francophones. Bien, j’ai lu votre témoignage avec… hum… beaucoup d’intérêt. Je comprends bien que l’histoire a été romancée pour être publiée sur un blog et exciter les lecteurs, mais vous me dites que cela s’est bien passé ainsi ?
- Oui tout à fait, tout est rigoureusement exact
- Et vous cherchez donc à savoir comment cela a pu se produire ou si c’est juste le fruit de votre imagination ?
- Oui, voilà
Après quelques instants de réflexion, la thérapeute quitta son bureau et vint s’asseoir sur un siège en face de Carmen en croisant ses jambes admirables un peu plus haut. Elle se pencha en avant et regarda franchement Carmen dans les yeux, comme pour donner plus de poids à ses paroles, dévoilant (involontairement ?) un peu plus son décolleté. Elle appuya ses mots :
- Votre aventure est fascinante mais avant de continuer, je dois mieux cerner votre personnalité et tout d’abord je veux que vous me parliez honnêtement, d’accord ? Nous sommes entre-nous, je suis tenue par le secret médical et rien de ce que vous me direz ne sortira d’ici. Et bien entendu, il n’y aura aucun jugement de ma part.
Carmen acquiesça avec un « d’accord » prononcé de cette façon si caractéristique, en séparant presque les deux syllabes et avec une intonation dans laquelle se mêlaient la douceur et comme une pointe de surprise et que tous ses admirateurs connaissent par cœur et ont dû entendre au moins une fois au cours de leurs conversations téléphoniques ! Alain s’était même amusé à lui dire un jour que c’était une de ses signatures (avec bien-sur les nombreux « putains » prononcés au moment de prendre du plaisir !)
- Donc, vous aimez vraiment la soumission, être dominée et vous êtes vraiment bi ? Ce n’est pas le fantasme d’Alain ? Vous ne faites pas semblant pour faire plaisir à un client ?
- Je ne fais pas semblant, j’adore en effet être dominée et soumise mais pas par n’importe qui, ni n’importe comment. En fait…. Comment dire, j’agis en pleine conscience et je l’assume mais je ne le fais pas avec n’importe qui non-plus. Je ne suis pas… une sorte d’esclave ou une nymphomane et je me donne uniquement à celui ou celle qui, selon moi, le mérite et qui provoque mon excitation. Et oui, je suis bi….
- Et vous aimez la douleur, être… fessée, fouettée ? Les coups vous procurent du plaisir ?
- Oui, oui, d’ailleurs Alain, qui avant moi n’avait pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, m’a un jour demandé de façon un peu naïve, mais c’était tellement mignon, la façon dont il m’a posé la question, si les coups et la douleur me faisaient mouiller ! Et oui, c’est le cas. La douleur booste mon plaisir. Mais encore une fois, pas n’importe quels coups, pas n’importe comment et pas avec n’importe qui !
Katia écoutait avec attention, les lèvres entrouvertes et à présent légèrement humides, croisant et décroisant plusieurs fois les jambes, faisant remonter son tailleur et dévoilant le haut de ses cuisses. Il s’agissait en fait d’un test pour observer les réactions de sa patiente et vérifier si elle était sensible aux signes de séduction qu’elle envoyait. Visiblement, c’était bien le cas ! Se servant de son corps et de sa beauté comme d’un outil, elle était passée maître dans l’art de déceler les signes trahissant une émotion particulière et elle nota que tout dans l’attitude de Carmen, de son élocution jusqu’à son regard brillant, indiquait qu’elle était troublée et en même temps qu’elle semblait lutter contre ses émotions qui l’envahissaient. Cela étant, Katia elle-même était fascinée par la présence de Carmen, par sa beauté, par sa voix et par son récit. Et son attitude corporelle n’était pas uniquement un calcul mais bien le reflet des émotions qu’elle ressentait elle-même.
- Je vais être directe et reprendre une expression qui figure dans le texte. Vous vous considérez comme… une salope, une grosse cochonne ? Dites-moi franchement ?
- Oui, je suis une salope, oui j’aime le sexe, notamment le sexe hard, je suis une grosse cochonne oui et je l’assume !
Katia lui fit un grand sourire, suivi d’un clin d’œil !
- Je vous félicite pour votre franchise ! Je trouve cela admirable !
(à suivre)
